C'est un événement historique, la destruction de l'Invincible Armada espagnole par les Anglais en 1588, qui fut plus précisément à l'origine de l'arrivée du tricot sur les côtes des îles anglo-normandes.En effet, les marins espagnols naufragés sur les côtes des Îles Orcades et des Îles Shetland, enseignèrent l'art du tricot aux pêcheurs autochtones.
C'est ainsi que le tricot, issu des peuples de l'Islam, colporté par les envahisseurs, les guerriers et les voyageurs, a traversé les pays, gagné nos contrées d'Europe en s'enrichissant des cultures et des traditions des peuples qui le découvraient.
A la fin du 18ème siècle, il semble que la Reine Marie-Antoinette s'adonnait volontiers au tricot : ce fut aussi le cas d'un de ses illustres contemporains, le Roi Frédéric II de Prusse.
Au 19ème siècle, les gravures de mode présentes dans les journaux de mode présentent nombre de modèles en tricot avec explications de confection.
Au début du 20ème siècle, le tricot est dans toutes les familles, par nécessité pour les plus modestes, ou par distraction dans les familles bourgeoises aisées. Pendant la 1ère guerre mondiale, toutes les femmes tricotent cache-nez, chaussettes, gants ou bonnets pour les soldats du front.
Vers 1920-1930, les process de l'industrie textile gagnent peu à peu du terrain sur le tricot à la main . . . jusqu’à nos jours, où il est devenu un véritable hobby.
De nos jours : pour la joie des mamies et des mamans, il est de mise qu’elles tricotent un petit habit pour la venue au monde d’un enfant. Cette tradition se retrouve de tout temps. Le besoin de protection est l’élement moteur de cette pulsion.